Prêter de l’argent avec le risque de ne jamais le revoir... Un danger contre lequel toute banque ou société de crédit se prémunit en s’entourant des conseils de l’analyste de crédit. On ne connaît pas son visage... C’est normal, car il œuvre dans l’ombre. Il étudie la situation financière du client, particulier ou entreprise, qui vient solliciter des fonds. Il passe ainsi tout au peigne fin : garanties, chances de réussite dans le cas d’une entreprise, et... intérêts pour l’organisme financier. Car les banques sont tout sauf philanthropes. Quand elles prêtent, il faut que ça rapporte ! Un travail techniquement très pointu, truffé de documents comptables, mais aussi d’hypothèses, de simulations : faut-il prêter à 8 % sur vingt ans ou à 6 % sur quinze ans, etc. Dans le cas des crédits aux entreprises, c’est souvent son supérieur hiérarchique («directeur de crédit») qui prend la décision. Car ce sont de très grosses sommes qui sont en jeu. L’analyste synthétise au mieux la situation. Avant d’aller «remettre le bébé» à son chef. Plus l’entreprise où il travaille est importante, plus l’analyste se spécialise : crédit aux particuliers, à la création d’entreprise, PME-PMI, grandes entreprises, équipement des sociétés, immobilier... Il a aussi la charge de tirer les sonnettes d’alarme si le client est mauvais payeur. Le métier recrute peu, mais régulièrement. C’est un bon job pour démarrer, avant de poursuivre vers d’autres métiers de la finance.
Analyste de crédit : LES FORMATIONS
S, ES, L. Un bac + 4 est le minimum requis pour accéder à ce poste.
À l’université Plusieurs voies s’offrent à vous : ● En Institut universitaire professionnalisé (IUP) : il en existe de nombreux dans le domaine ban-caire, particulièrement appréciés des employeurs. Les spécialités les mieux adaptées : Banque-finance-assurance ou Banque-assurance. ● La maîtrise de sciences et techniques (MST) Finances ou la maîtrise de science et gestion (MSG) mention Finance sont également bien adaptées. ● Les masters pro Banque-Finance sont le must en terme de formation pour ce métier.
En écoles de commerce La plupart des écoles en trois ans après un bac + 2 proposent en dernière année une option Comptabilité/finance.
En IEP Les instituts d’études politiques (IEP) constituent aussi d’excellentes portes d’entrée pour la fonction d’analyste de crédit (voir, par exemple, les formations à l’IEP Paris, l’IEP Aix-en-Provence...).