La moitié des Français connaissent des problèmes de vue. Et avec le vieillissement de la population, cela ne risque pas de s’arranger ! Autant dire que le travail ne manquera vraiment pas à l’opticien-lunetier. Seul professionnel habilité à délivrer des verres correcteurs, il reçoit les personnes envoyées par le médecin ophtalmologiste. Il exécute la prescription médicale, fait lui-même des tests d’évaluation de la vision binoculaire et de la perception visuelle afin de déterminer le type de compensation nécessaire. Une fois la correction terminée, il passe à la phase «conseil» de son travail. Il informe le client sur le choix de son équipement : lunettes ou lentilles de contact, jetables ou non, verres progressifs ou non... Ses qualités d’écoute et son sens de l’esthétique entrent en jeu pour le choix des montures (couleurs, formes, matières, marques) et des lentilles (il en existe des milliers de différentes). L’opticien-lunetier doit posséder aussi des compétences de visagiste. Il doit être sensible à la mode et se montrer réceptif aux goûts des clients. La partie la plus technique de son travail concerne le montage des verres et l’adaptation des lentilles de contact. Dans son atelier, il mesure, centre, meule, polit, monte et ajuste. Dans certains magasins, le laboratoire de fabrication des verres est installé sur place, dans d’autres, ce travail est effectué à l’extérieur. Pour les lentilles de contact, l’opticien effectue des mesures de courbure de la cornée afin de trouver le type de lentilles le plus adapté à l’œil de son client. L’opticien assure également le service après-vente. Il redresse des branches cassées, resserre des vis et nettoie les verres aux ultrasons. Il est aussi un gestionnaire : il analyse les ventes, les rotations des stocks, le chiffre d’affaires et les investissements nécessaires. Il reçoit les représentants des marques de lunettes et de lentilles de contact. Cette profession ne connaît pas le chômage. Plus de 11 000 professionnels travaillent dans près de 8 000 points de vente en France, indépendants (la moitié des boutiques) ou qui appartiennent à des chaînes. Il est possible de travailler dans d’autres pays d’Europe. Pour cela, il suffit de passer un examen accessible après un BTS ou une MST.
Opticien-lunetier : LES FORMATIONS
Bacs conseillés S, STI spécialité Génie optique, STL spécialité Physique de laboratoire et de procédés industriels, option Optique et physico-chimie.
En STS Le BTS Opticien-lunetier se prépare en deux ans, et peut être complété par un certificat de qualification professionnelle (en un an) commercial ou technique (optométrie).
À l’université Il existe une licence professionnelle Sciences de la vision, une MST Optométrie et un diplôme d’ingénieur-maître en sciences de la vision.
● Minutie, précision. ● Rigueur. ● Goût des contacts commerciaux. ● Sens de l’esthétique.
SALAIRE
Un débutant gagne 1 650€ bruts par mois. Souvent salarié au début, l’opticien-lunetier peut devenir gérant d’un magasin ou s’installer à son compte. Un gérant gagne de 3 000 à 6 000 €. À son compte, les revenus sont équivalents.