Les décibels ont envahi notre quotidien : klaxons bloqués, vrombissement de moteurs, claquement des portes de métro. L’acousticien est là pour réduire ces nuisances sonores. Il enregistre et classe les sons selon leur nature, mesure leur volume en décibels et cherche toutes les solutions pour les atténuer : façades protectrices le long des autoroutes, isolation acoustique dès la construction des bâtiments, en lien avec les architectes… La loi obligeant les entreprises et les communes à limiter les nuisances sonores, la profession devrait se développer.
Autres pistes
Agent immobilier
«Cherche petit nid douillet, avec jolie vue et miniloyer, dans un quartier sympa.» Pour dénicher la perle rare, rien ne vaut l’agent immobilier. Dans les petites agences, ses tâches sont diversifiées : il met en relation vendeur et acheteur, propriétaire et locataire. En amont, il prospecte, évalue les immeubles, effectue la publicité. Puis reçoit et conseille les clients, fait visiter les biens et mène les négociations. Mais dans les grandes agences, il se contente de manager son équipe de négociateurs et n’effectue que les transactions les plus importantes, gérant aussi l’aspect administratif. Titulaire d’une carte professionnelle délivrée par la préfecture, l’agent immobilier porte deux casquettes : celle de transactionnaire et celle de gestionnaire ou administrateur de biens (il représente alors le propriétaire vis-à-vis des locataires pour percevoir les loyers, effectuer des réparations, gérer la copropriété...). Internet a un peu modifié le métier, en permettant aux clients de se renseigner par eux-mêmes. Ce plus nécessite une adaptation de l’argumentaire de vente des négociateurs, qui doit aller au-delà des renseignements basiques. C’est ce qui explique que l’on demande aux nouveaux agents d’avoir un niveau d’études de plus en plus élevé.
Ingénieur du son
Rappelez-vous la première scène de Scream. Le téléphone sonne, une voix énigmatique s’adresse à Casey. Rien d’effrayant à l’écran, et pourtant l’angoisse est déjà là... L’auteur de cet effet, c’est l’ingénieur du son. Appelé aussi chef opérateur du son, c’est lui qui assure au cinéma toute la partie sonore du film (am-biance, bruits, dialogues). Mauvaise acoustique ? Il faudra peut-être décider d’un autre lieu de tournage. Sur place, avec sa batterie de micros, il fait la peau à tous les bruits parasites et il veille à ce que l’enregistrement des dialogues soit parfait. Comme le réalisateur, son boulot ne s’arrête pas au dernier clap. Artiste, il jongle aussi avec les sons additionnels (voix off, musique, bruitage...) Il travaille en collaboration étroite avec l’assistant du son (qui place les micros) et le mixeur (qui fixe tous les sons sur une même bande). Ensuite, le monteur son prend la relève : sa tâche consiste à caler le son sur les images. L’ingénieur du son peut aussi faire des prises de son en studio d’enregistrement, retravailler les aigus et les graves, faire des sonorisations pour des spectacles. Il s’occupe, pour les musiciens, du réglage des instruments et des micros, de la sonorisation de la salle... Le secteur compte 3 000 professionnels environ, la plupart avec un statut d’intermittent. Côté emploi, ce n’est pas le septième ciel, mais comme tous les métiers artistiques, quand on en a, c’est du bonheur !