Délais, qualité, coût : l’ingénieur qualité, ou qualiticien, ne doit avoir que ces mots à la bouche. C’est souvent entre ses mains que repose l’obtention d’un marché ou simplement la crédibilité de l’entreprise. C’est dire si les entreprises ont besoin de ses services ! C’est à lui d’assurer le zéro défaut à tous les niveaux. Des processus de fabrication aux relations entre fournisseurs et clients, tout est clairement défini dans un manuel d’assurance qualité. Il explique à tous les services comment ils doivent travailler, de la conception à la livraison, pour arriver à un produit parfait ! Tout commence par un audit interne : le qualiticien examine point par point l’ensemble des services de l’entreprise (production, approvisionnement, études...) et il propose des solutions pour réorganiser le travail. C’est alors le moment de rédiger des procédures qualité et d’expliquer les nouvelles consignes aux techniciens et aux opérateurs. C’est la partie formation-information du travail. Le pointage des problèmes et la mise en place de solutions nécessitent de nombreuses réunions et donc un sens développé du contact et de l’écoute : il faut réussir à changer en douceur les habitudes de travail ! Ensuite, reste à trouver des moyens de tenir les coûts, les délais, et à préparer son entreprise à se mettre en conformité avec certaines normes qui donneront une image de fiabilité aux clients. Autre volet de son activité : la participation, avec son directeur qualité, au choix des fournisseurs et sous-traitants. Il devra leur faire respecter les mêmes procédures de qualité : et là, une bonne dose de diplomatie est nécessaire !
Ingénieur qualité ou qualiticien : LES FORMATIONS
Bacs conseillés S, STI. Une bonne connaissance de l’anglais et de l’allemand est indispensable car les normes sont internationales.
À l’université Plusieurs options s’offrent à vous : ● choisir de faire une licence pro comme Animateur des technologies de la qualité, Gestion de la production et de la qualité, etc ; ● intégrer un IUP après deux années de licence, un BTS ou DUT. Il en existe plusieurs traitant de qualité, comme Ingénierie de la qualité dans l’industrie, l’environnement, la santé, ou Production et qualité industrielle ; ● pousser jusqu’au master pro, généralement centré sur un secteur bien précis : Qualité en agroalimentaire, Bioservices, Construction, Analyses chimiques, Santé, Électronique...
En écoles d’ingénieurs C’est encore une des meilleures voies pour ce métier. Qu’elles soient en cinq ans après le bac ou en trois ans après une prépa ou un bac + 2 (BTS, DUT), beaucoup de ces écoles proposent des options qualité.
● Rigueur et organisation. ● Sens du contact et de la diplomatie. ● Esprit de synthèse et d’analyse.
SALAIRE
Un ingénieur débutant peut espérer toucher entre 1 980 et 2 290 € par mois. Une fois confirmé, il gagne jusqu’à 3 800 €.
Aussi sur le web
● L’Afaq (Association française pour l’assurance qualité) : www.afaq.org ● L’Afnor (Association française de normalisation) : www.afnor.fr ● Le Mouvement français pour la qualité : www.mfq-fc.asso.fr ● Le ministère de l’Industrie : www.industrie.gouv.fr
● L’Industrie vue de l’intérieur, de Sandrine Nourissat, Vie & Cie, 2005, 15 €.
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