C’est le médecin des enfants ! Depuis leurs premières heures jusqu’à leurs 18 ans, le pédiatre les accompagne et les aide à grandir. Aucun nouveau-né ne sort de la maternité sans être passé entre ses mains. Réflexes, souplesse, position des hanches, mobilité, le pédiatre contrôle tout. De retour à la maison, la majorité des parents continuent aujourd’hui à consulter un de ces experts installés en cabinet pour un vaccin, une bronchiolite, une varicelle, une rhynopharyngite..., tous les petits tracas de santé qui jalonnent la vie de l’enfant. Sa connaissance des maladies rares évite bien souvent l’hospitalisation. Il peut également déceler des problèmes plus larges d’ordre psychologique, scolaire, etc. Les journées du pédiatre en cabinet sont très longues : faire «parler» un enfant qui souffre, mais qui souvent ne maîtrise pas encore la parole, ne se fait pas en dix minutes. Il doit trouver des moyens détournés pour l’écouter et le comprendre... sans oublier d’apaiser les inquiétudes des parents. Chaque consultation peut durer une heure, et les semaines sont en moyenne de 53 heures ! Sans oublier les quelque 18 heures d’astreinte qui l’attendent la nuit ou le week-end, les visites en crèche ou en PMI, où il passe vérifier le bien-être des enfants en collectivité, et éventuellement son travail en maternité privée. En hôpital, une équipe de pédiatres est également dévolue aux services d’urgences. Il s’agit généralement de jeunes pédiatres qui se «font la main». Ils choisissent ensuite de se spécialiser dans le milieu hospitalier ou de monter leur cabinet. La profession va manquer cruellement de bras. Surtout dans le secteur libéral.
Alors que la France compte de plus en plus de bébés, le nombre de pédiatres est passé de 3 600 en 1995 à 2 570 en 2007. Et 1 300 départs à la retraite sont prévus dans les dix ans à venir. Avis aux passionnés !
LES FORMATIONS
Bac conseillé S. Outre la réussite au concours, dix ans d’études après bac vous attendent ! ● 1er cycle des études médicales (PCEM) en deux ans à l’université Le 1er cycle comporte deux années de formation scientifique générale. – La 1re année est commune aux futurs médecins, dentistes et sages-femmes, elle est sanctionnée par un concours très sélectif car un quota (numerus clausus) est fixé chaque année par le ministère de la Santé, et limite le nombre de places en 2e année en fonction des besoins de la profession. En 2006, 7 100 places sont offertes au concours. Attention ! Un seul redoublement en 1re année est autorisé. ● 2e cycle des études médicales (DCEM) en quatre ans Pour accéder en 3e cycle, vous devez valider la formation théorique, les stages hospitaliers et le stage auprès d’un médecin généraliste, 36 cycles et obtenir le certificat de synthèse clinique et thérapeutique. ● 3e cycle : la spécialisation Après les épreuves classantes natio-nales, vous choisissez le spécialité pédiatrie (200 postes offerts en 2006) pour quatre ans d’études.
● Sens du contact. ● Capacité d’écoute et d’analyse. ● Douceur et patience.
SALAIRE
Le pédiatre débutant perçoit entre 1 900 et 3 750 € bruts par mois. Ensuite, il peut toucher 5 000 € en libéral, de 3 200 à 6 760 € à l’hôpital selon son ancienneté.
Aussi sur le web
● Le site regroupant des étudiants en médecine : www.remede.org. ● Le Syndicat national des pédiatres français : http://www.snpf.fr ● Site du Syndicat national des pédiatres en établissement hospitalier :www.snpeh.org ● L’Association des étudiants en médecine de France (ANEMF) : www.anemf.org
En ce moment, à gagner pour les abonnés :
20 exemplaires de « La guitare, à vous de jouer ! » : Vous pensez tout connaître de votre instrument fétiche ? Impossible ! Ouvrez ce livre et vous serez surpris de l’étendue des ses possibilités sonores. Accompagné de deux CD audio ce livre vous donne toutes les clefs pour maîtriser l’instrument et enrichir votre univers sonore. First Editions Valeur : 29,90 E