Paramédical, arts, archi ou social, il vous faudra être sûr(e) de votre choix professionnel pour suivre ces formations très pointues.
Un conseil : faites le tri parmi les écoles qui vous sont proposées.
Les métiers de l’art, de la communication, du social ou du paramédical... autant de professions qui branchent plus d’un d’entre vous ! Pour certains métiers, vous avez la possibilité de suivre une formation à la fac (qui sera très théorique). Mais, pour la plupart, le passage par une école spécialisée s’impose.
Délicat de s’engager dans une voie précise dès la première année d’études supérieures. Alors, vérifiez que vous avez les compétences et les qualités adéquates, et que le fonctionnement de ces écoles vous convient.
Êtes-vous fait(e) pour une école spécialisée ?
Vous ne devez pas vous engager dans une école spécialisée à la légère parce que vous ne savez pas trop vers quoi vous diriger.
Les concours sont, certes, un garde-fou où votre motivation sera mise à rude épreuve. Mais, plutôt que de vous éreinter à les passer en vain, vérifiez que votre profil est bien celui du candidat idéal.
➔ Vous avez un projet professionnel précis
Vous avez une vraie vocation depuis votre plus tendre enfance où un bilan avec une copsy a fait apparaître que vous étiez fait(e) pour un métier bien précis : infirmière, architecte, kinésithérapeute, attaché(e) de presse, assistante sociale, etc. C’est déjà un excellent atout pour intégrer une école spécialisée.
Vous vous engagez, en effet, pour un cursus de deux à quatre ans duquel il sera particulièrement difficile de vous extirper, les passerelles avec d’autres formations étant quasi inexistantes.
➔ Vous avez une grande maturité
C’est un autre atout, tout comme une bonne connaissance de vous-même. Votre orientation ne doit rien au hasard.
Par exemple, vous avez opté pour une école du secteur social car vous avez un côté altruiste, vous aimez vous occuper de votre prochain. Ou encore pour une école d’art car vous avez un tempérament créatif.
➔ Vous êtes concret(crète) et pragmatique
Tant mieux, car vous allez consommer du stage, de l’alternance et autres missions en entreprise.
La plupart des écoles vous proposent, en effet, de vous confronter très vite au terrain : intervention de professionnels, stages, quand ce n’est pas un cursus en alternance, réalisation de travaux (journaux d’école dans les écoles de journalisme, collection dans une école de stylisme...).
Comment vous repérer dans une école spécialisée ?
Les écoles spécialisées sont nombreuses, extrêmement diverses, parfois coûteuses et de qualité variable. En trois ou quatre ans après le bac, publiques ou privées, très sélectives ou non : on trouve de tout !
Avant de vous inscrire dans un établissement, vous avez donc intérêt à vous renseigner sur son pedigree.
➔ La valeur du diplôme
Ces écoles peuvent délivrer :
– des diplômes d’État (DE), en particulier dans les écoles du secteur social et paramédical.
– des diplômes habilités par la branche professionnelle : les architectes, par exemple, sont diplômés par le gouvernement (DPLG).
– des diplômes sans le moindre agrément, mais dont le sérieux est reconnu dans la profession : c’est souvent le cas dans le domaine artistique, des écoles de stylisme, de graphisme ou de décoration.
– des diplômes sans aucune valeur, ni auprès des entreprises, ni auprès de l’État.
➔ À l’heure du LMD
La majorité de ces écoles n’a pas calqué son cursus sur le schéma LMD (sauf en archi). Si votre diplôme est reconnu par l’État, rien ne vous em- pêche de poursuivre à la fac, en licence ou en master pro.
➔ Le concours, passage obligé
Dans certaines écoles, la sélection est sévère. Si vous n’avez pas le niveau, vous ne pourrez pas y entrer.
Ainsi, dans certaines professions paramédicales faisant l’objet d’un numerus clausus, l’écrémage est rude. Vous devrez subir tests et concours, votre dossier sera passé au crible, votre motivation mise à l’épreuve. Le bac scientifique est, la plupart du temps, nécessaire.
Il est aussi très vivement recommandé de suivre une préparation.
Du côté du secteur social, la sélection n’est pas moins ri- goureuse. Une première expérience professionnelle en association, à l’hôpital ou autres est souvent exigée.
Vous envisagez d’entrer aux Arts-Déco ? Dans cette école, on ne prend qu’un candidat sur 10. Les jurys de ce type d’écoles sont donc particulièrement vigilants sur la qualité de leurs recrues. Il faut des connaissances artistiques, une vraie culture générale et un potentiel personnel pour devenir un solide concepteur visuel ou un designer capable de gérer des projets. La plupart des candidats sont déjà titulaires d’un bac+2 ou 3...
➔ L’insertion, nerf de la guerre
Prenons une voie qui fait rêver : l’art. Il y a environ deux cents écoles d’art en France ! Mais seules quel-ques-unes sont sérieuses. Vous devez donc faire le tri car beaucoup d’établissements en mal de candidats n’hésitent pas à faire leur propre promo, vantant des débouchés inexistants.
Généralement, ce sont les plus sélectives qui assurent aussi un emploi à la sortie. Inutile donc de suivre trois ou quatre ans d’études pour vous retrouver à l’ANPE à la fin de vos études.
➔ L’équipement, le plus indispensable
Enfin, il est indispensable que ces écoles, «antichambres» du monde professionnel, soient bien équipées.
Par exemple, dans l’audiovisuel, des bancs de montage numérique en nombre suffisant sont indispensables. Sinon, méfiance...