Une insertion difficile dans les régions denses en praticiens, mais des places vont se libérer dans les quinze ans à venir.
Objectif bac + 6/8
➔1er cycle des études d’odontologie
Le PCEO se fait en deux ans.
● 1re année
Elle est commune à celle de médecine (PCEM1). Très théorique, elle comprend des cours de physique, de chimie et biochimie, de biologie moléculaire et cellulaire et des TD. Elle est sanctionnée par un concours très sélectif : seuls 16 % des étudiants sont reçus, dont au moins une moitié de redoublants.
Les étudiants qui réussissent le concours d’entrée en 2e an- née peuvent choisir entre ces deux filières, dans la limite des places disponibles. Le nombre de places au concours en 2008 était de 1047.
● 2e année (PCEO2)
Avant d’entamer la 2e année, un stage infirmier de quatre semaines est obligatoire. Vous alternez ensuite cours théoriques pour acquérir des savoirs fondamentaux en anatomie crâno-faciale ou en anatomie des dents, et travaux pratiques en labo.
➔2e cycle des études d’odontologie
Le DCEO se déroule en trois ans. La pratique prend une place prépondérante avec des stages cliniques dans des centres de soins dentaires. Dès la 4e année, des actes médicaux sont effectués sur les patients. Les étudiants sont rémunérés dès la 5e année. En fin de DCEO, obtention du certificat de synthèse clinique et thérapeutique.
➔3e cycle des études d’odontologie
Vous choisissez un 3e cycle court (en un an) ou un cycle long ou internat (en trois ans d’études après le concours). Les deux mènent au diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire.
Le cycle court : il permet d’exercer en libéral. On peut continuer en préparant, en quatre ans, un Diplôme d’études spécialisées en chirurgie buccale (DESCB) ou un Certificat d’études cliniques spéciales mention Orthodontie (CECSMO).
Le cycle long : appelé aussi internat, ce cycle comprend un grand nombre de stages hospitaliers. Il débouche sur une attestation d’études ap- profondies, qui vient s’ajouter au diplôme d’État. Cette attestation conduit davantage à une carrière hospitalo-universitaire, à l’enseignement ou bien à la recherche.
Objectif jobs
Le départ en retraite annoncé de près de 16 000 praticiens (soit près d’un tiers des effectifs de la profession), dans les quinze années à venir augure des recrutements sur plusieurs années.
Néanmoins, on constate une stagnation de la profession liée à la conjoncture économique. Les Français font bien souvent passer les soins dentaires après d’autres dépenses prioritaires. De plus, leur taux de remboursement est plus faible.
Les efforts de prévention permettent aussi d’améliorer l’état de santé dentaire des Français qui recourent moins souvent aux services des chirurgiens-dentistes.