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Jobs étudiants à l'étranger : salaires, droits, assurances, sécurité sociale.

Allier à la fois compétences linguistiques, expérience professionnelle, rémunération et dépaysement, c’est possible. En dénichant un job à l’étranger.
Ranch australien cherche personnes motivées pour la cueillette des fruits.» «Jeune fille au pair appréciée dans famille new-yorkaise». Si vous voulez faire le tour du monde, apprendre une langue étrangère, tout en gagnant un peu d’argent de poche, rien de tel qu’un petit boulot. Attention, sur le plan strictement financier, les expériences à l’étranger ne sont pas les plus rémunératrices car le logement reste souvent à votre charge, tout comme le voyage. Toutefois, elles donnent un plus sur un CV d’étudiant ou de jeune diplômé. Et puis, qui sait, vous resterez peut-être plus longtemps que prévu dans le pays d’accueil, voire vous gagnerez en responsabilités... et vous n’éprouverez plus l’envie de rentrer en France. Reste que trouver un job en France, ce n’est déjà pas facile. Alors, à l’étranger, vous allez devoir faire preuve d’organisation et de persévérance. Suivez le guide.

Les jobs à pister
C’est le plus connu des jobs... et le moins lucratif : il s’agit du travail au pair. Les Anglo-Saxons sont très friands des «nounous» au petit accent français charmant. Plongé au cœur d’une famille étrangère, vous serez nourrie (les places sont rares pour les garçons), logée et, en contrepartie de cette hospitalité, vous devrez vous occuper des enfants. Bref, un échange de bons procédés. Mais, ce n’est pas le seul secteur à embaucher des jeunes en période estivale. Les petits boulots dans l’hôtellerie et la restauration sont légion, et les bras manquent. Barman dans une taverne allemande, serveur ou portier dans un palace londonien, plongeur dans un fast-food américain... il y en a pour tous les goûts et pour tout le monde, même les moins expérimentés. Les agriculteurs ont aussi besoin de main-d’œuvre pour les vendanges, la cueillette de fruits... surtout en Australie, au Canada ou en Espagne. Là non plus, ne comptez pas gagner beaucoup d’argent car, bien souvent, vous êtes payé au rendement. Enfin, si vous maîtrisez très bien une langue étrangère, vous pouvez prétendre à un job dans le tourisme (accompagnateur de séjours linguistiques) ou le secteur culturel. «Nous recevons assez régulièrement des annonces dans ce domaine, constate Hélène Chanethom, du Club Teli, association proposant des emplois à l’étranger. Travailler dans un musée en Allemagne ou rejoindre l’organisation d’un festival de musique au Québec, ce sont des projets envisageables.»

Un projet à préparer
Partir travailler à l’étranger ne s’improvise pas. Vous devrez accomplir un certain nombre de formalités, pour certaines bien avant le départ. Les pays n’offrent pas tous les mêmes conditions d’accueil. Si vous allez travailler dans l’Union européenne, une simple carte d’identité ou un passeport en cours de validité sont suffisants... si votre séjour n’excède trois mois. Sinon, le permis de séjour est obligatoire. À vous de le demander auprès des autorités locales.
Si vous envisagez d’aller travailler hors de l’Union européenne, les choses se corsent : vous devez obtenir un visa. Sachez qu’afin de permettre à des jeunes Français de combiner tourisme et exercice d’une activité professionnelle, la France a signé des conventions avec l’Australie, le Japon, le Canada et la Nouvelle-Zélande. Il s’agit des conventions (ou visas) Vacances-Travail, réservées aux jeunes âgés de 18 à 30 ans, qui permettent de séjourner un an dans l’autre État signataire. La demande de ce visa se fait auprès de l’ambassade de France dans le pays d’accueil. «De plus en plus de jeunes tentent, par exemple, l’aventure en Australie, ajoute Hélène Chanethom. Le prix du billet d’avion a pas mal baissé, ce qui facilite les choses. À l’inverse, les prix et la complexité du système américain en dissuadent plus d’un.» Il faut dire que pour les États-Unis, l’obtention d’un visa J-1 catégorie «Work & Travel» est obligatoire. Vous devez pour cela trouver un sponsor, soit un organisme spécialisé dans le placement en entreprise ou un employeur. Vous pouvez aussi chercher une fois sur place mais attention, seuls 50 % des candidats sont autorisés par les consulats à partir sans job. Si vous faites partie des chanceux, vous aurez vingt jours pour trouver du travail. Le cas échéant, votre visa sera tout simplement annulé.

Les mille et une manières de trouver
Pour dénicher un job, plusieurs solutions s’offrent à vous. Internet est, sans conteste, la plus évidente. Il existe plusieurs sites spécialisés sur les jobs et emplois à l’étranger. Attention cependant, une fois que vous avez décroché un poste... vous devez vous débrouiller pour le transport et le logement sur place. Autre solution, passer par une association qui propose des offres d’emploi ainsi que des services d’aide, moyennant une cotisation qui varie entre 40 et 100 e par an. Le club Teli offre ainsi à ses adhérents des réductions dans les auberges de jeunesse, sur le transport, sur les assurances... Dans un autre registre, il existe de nombreuses agences commerciales qui fournissent des formules «clé en main» en vous simplifiant les démarches au maximum : obtention du visa pour les destinations lointaines, visites d’appartements à votre arrivée, ouverture de compte en banque, placement en entreprise. Mais, méfiez-vous. Dans ce domaine, le pire côtoie le meilleur. Et vu les tarifs exigés par ces agences (souvent plus de 700 e), mieux vaut être sûr d’amortir l’investissement.
Enfin, dernier détail, mais non des moindres : le contrat de travail. «Avant de partir il faut s’assurer d’être en parfait accord avec l’employeur, notamment sur les dates, le salaire, la nature du contrat, explique Jean Pierre Evain, directeur de la Maison des Français de l’étranger. Il y a quelque temps, un jeune Français nous a appelés de Chine. L’entreprise qui l’accueillait était à peine au courant de sa venue. Ce sont des situations qu’il est préférable d’éviter.»
Checklist
Attention aux arnaques

Si vous passez par un organisme de placement, assurez-vous de sa fiabilité. Avant de débourser plusieurs milliers d’euros pour devenir équipier dans un fast-food, vérifiez que l’organisme auquel vous faites appel est certifié par une instance contrôlant la qualité de ses prestations.

SUR LE WEB

VU DU TERRAIN
Sarah, partie en fin de 1re comme jeune fille au pair à San Francisco (USA).

«Pour ce voyage, je ne suis passée par aucun organisme, ça s’est fait par relations interposées. J’ai été très bien accueillie, les enfants étaient adorables et leurs parents très disponibles. Pendant mon temps libre, je visitais les environs. Le week-end ,on faisait même des excursions en famille. Je suis revenue avec des souvenirs plein la tête.»
Temoignage_puceTEMOIGNAGES (0 témoignages)
 










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