Cette fois, c’est vraiment parti. Même si la France a encore fort à faire, l’ouverture internationale de son enseignement secondaire et surtout supérieur est en marche. Il était temps : les raisons de penser et de se former international sont de plus en plus nombreuses et pressantes. Nous en avons identifié dix, qui touchent à l’avenir individuel (réussir ses études,
être en prise avec le marché de l’emploi...) et à l’avenir collectif (favoriser la diffusion du savoir, améliorer la compréhension mutuelle...). Elles dessinent une évolution qui est en passe de devenir une révolution.
1- Les universités d’Europe sont enfin compatibles
Initiatrice, en 1998, d’un processus d’harmonisation des diplômes au niveau européen, la France donne l’exemple. Les universités françaises se sont converties au LMD, comme une bonne partie des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs.
www.socrates-leonardo.fr
L’Agence nationale Socrates-Leonardo gère pour la France toutes les bourses européennes.
www.eurydice.org
Tout savoir sur l’éducation en Europe.
www.fage.asso.fr/bologna_process.php
Les étapes de la construction de l’Europe des universités sur le site de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).
2- Défendre l’exception européenne
Erasmus Mundus, c’est le nouveau programme initié par l’Europe à l’échelle mondiale pour contrer le soft Power américain et favoriser les réseaux d’excellence.L'expression forgée à la fin des années 1980 par le politologue américain Joseph Nye englobe tout ce qui permet à un pays d’accroître son influence sans recourir aux instruments du «hard power» (l’exercice d’une contrainte économique et/ou militaire). Avec Erasmus Mundus, l'Europe espère favoriser la constitution de réseaux d’excellence entre les universités européennes et offrir des bourses pour attirer dans ces réseaux les meilleurs étudiants du monde.
www.yale.edu/worldfellows
Tout sur le Yale World Fellows Program (en anglais).
http://ec.europa.eu/education/programmes/mundus
Site d’Erasmus Mundus.
www.ksg.harvard.edu/virtualbooktour/nye_04.htm
Pour en savoir plus sur le concept de «soft power» sur le site perso de Joseph Nye, professeur à Harvard et inventeur du concept.
3- L’économie est planétaire
Toujours plus tentaculaires, les entreprises, les marchés, les moyens de transport et de communication sont en passe de supplanter les États par leur puissance.
http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-18-323/vie_societe/marshall_mcluhan/
Qui était Mc Luhan, inventeur du «village planétaire» ? Un dossier très complet sur
le site de Radio Canada.
www.scienceshumaines.com/10-questions-sur-la-mondialisation_fr_279.htm
Dans son article Qu’est-ce-que la mondialisation ?, Sylvie Brunel retrace un historique
de la mondialisation et explique ses conséquences.
http://ae.crdp-montpellier.fr/AlterWeb.dll?action=statique&template=frame_cadre
Une critique du livre The travels of a t-shirt in the global economy de Pietra Rivoli par Alternatives Économiques.
4- Le recrutement se mondialise
Plus que jamais, les recruteurs des multinationales ont en ligne de mire des profils polyglottes capables d’intégrer d’autres cultures.
www.cnam.fr/lipsor/lips/articles/references/anticliches_mondialisation.pdf
Prof au Cnam et auteur de Emploi : le grand mensonge (Pocket 1999), Michel Godet propose «sept anticlichés sur la mondialisation, la croissance, l’emploi, les retraites»...
5- C’est un atout maître dans certaines filières
Face à la mondialisation des métiers dans certains secteurs, la maîtrise des langues fait la différence, autant que les compétences techniques.
www.jd.apec.fr
Association pour l’emploi des cadres (Apec) : des informations pratiques, des conseils...
Des «euroconseillers» sont également à votre disposition dans les villes de Paris, Lille, Nancy, Toulouse, Nantes et Grenoble pour vous donner un coup de main dans votre recherche d’emploi en Europe.
6- C’est un accélérateur de carrières
Si l’expatriation est rarement un privilège accordé aux jeunes recrutés, les études à l’étranger sont pourtant un gage de curiosité et d’ouverture d’esprit pour les employeurs. Un investissement à tous les coups rentable sur le moyen et le long terme.
www.emploi-international.org
L’espace emploi international, antenne de l’ANPE présente dans une vingtaine de lieux en France, propose des rendez-vous avec des conseillers de la documentation.
www.afij.org
L’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij) organise des réunions d’information sur l’emploi à l’étranger.
www.dree.org
Les Missions économiques françaises à l’étranger proposent des informations sur toutes les destinations, avec des contacts utiles dans les entreprises susceptibles de recruter de jeunes Français.
7- Les écoles exigent une ouverture mondiale
Grâce aux réseaux d’internationalisation mis en place depuis plusieurs décennies, le niveau atteint par certains étudiants leur permet réellement d’envisager des carrières à l’échelle mondiale.
www.cems.org
Site de la Cems : tout sur le programme, les entreprises partenaires, etc.
8- Partir, c’est facile
Tout concourt à faire des jeunes des étudiants européens. La mobilité gagne du terrain.
www.education.gouv.fr/int/partir/partir.htm
http://www.diplomatie.gouv.fr
9- Comprendre le monde autrement
Échanges et séjours permettent d’avoir un autre regard sur la mondialisation tant décriée, mais aussi d’acquérir une vision du monde plus philosophique.
www.google.com
Tapez «témoignages sur les études à l’étranger» dans les pages francophones,
vous trouverez des centaines de témoignages de jeunes qui ont tenté l’aventure.
www.diplomatie.gouv.fr
Idem sur le site du ministère des Affaires étrangères. En prime, tous les liens vers les organismes utiles. Et la rubrique «Étudier à l’étranger».
10- S’approprier les subtilités des langues
Vivante, une langue porte en elle toutes ses richesses à déchiffrer. Au-delà de la maîtrise utilitaire, se dessine l’appréhension historique et culturelle. Des institutionnels, conscients des enjeux, développent des enseignements associant cette pédagogie au management.
http://crdp.ac-amiens.fr/latingrec/rapport_wismann.pdf
Le rapport de la mission ministérielle sur l’enseignement des langues et cultures de l’Antiquité, réalisé par l’universitaire Heinz Wismann.