Dahbia Benamrouche, étudiante en BTS Transport à l’Institut Némo, à Paris
Pourquoi avez-vous choisi de suivre une formation dans le domaine des transports ?
Paradoxalement, parce que c’était peu connu. Quand on dit « transports », tout le monde voit de quoi on parle. C’est transparent. Pourtant, on entend très peu parler des formations qui existent dans le secteur, en général parce qu’elles sont assez récentes. Moi, ça m’a attiré. J’avais un bac STT (aujourd’hui STG) en poche et je cherchais une filière qui soit à la fois professionnalisante et originale. J’ai découvert ce BTS, ça m’a tout de suite plu.
Pourquoi un BTS, et non pas un autre diplôme ?
En transports, le BTS constitue la voie royale. A niveau bac+2, il existe également un DUT, mais l’enseignement est plus théorique. Le BTS offre l’avantage d’être très pratique, et bien ancré dans le monde professionnel.
Quelles sont les qualités requises pour suivre cette formation ?
Au niveau des parcours, il n’y a pas de profil type. De nombreux étudiants viennent de baccalauréats technologiques, mais on trouve aussi des scientifiques, voire des littéraires. Ce qui fait la différence, au final, c’est donc la motivation. Il faut avoir envie de travailler dans le secteur transport, et s’en donner les moyens.
Au niveau des méthodes de travail, y a-t-il beaucoup de différences avec le lycée ?
Non. Comme au lycée, on est très encadrés et la charge de travail est assez importante. Ce qui change en revanche, c’est l’ambiance. Mon BTS est un peu particulier, car c’est un BTS en alternance. A l’école, on n’est pas considérés comme des étudiants mais comme des professionnels à part entière. On travaille 35 heures, on a cinq semaines de vacances par an... Et si l’on rate un jour de cours sans justification, il est retenu sur le salaire qui nous est versé par l’entreprise.
Au lycée, y a-t-il un conseil que vous auriez aimé recevoir et que vous n’avez pas reçu ?
Oui. Surtout bien se renseigner avant de choisir sa formation. En terminale, on est souvent mal conseillé. Il ne faut pas hésiter, par conséquent, à chercher des informations par soi-même, sur Internet par exemple, mais aussi et surtout en allant dans les salons pour rencontrer des étudiants. Il est important de savoir où l’on va mettre les pieds, pour ne pas perdre deux années ou plus à suivre une formation qui ne nous correspond pas.
Si vous deviez donner une bonne raison de faire un BTS transport, laquelle choisiriez-vous ?
Sans hésiter, les débouchés. Le transport est un secteur qui recrute énormément. En plus, c’est une filière où l’on peu décrocher un poste intéressant sans forcément avoir un bac + 5. Si l’on sait s’adapter au monde de l’entreprise et qu’on est motivé, le bac + 2 est suffisant. Pour ceux qui ne veulent pas d’études à rallonge, c’est l’idéal.
Et une raison de ne pas suivre cette formation ?
Il faut bien comprendre qu’un BTS, c’est exigeant. Il y a souvent des personnes qui décrochent en cours d’année. Si on n’est pas prêt à s’investir de manière sérieuse, il vaut mieux réfléchir avant de s’engager.
De votre côté, avez-vous parfois envisagé de renoncer ?
Non. Je suis venue ici un peu par hasard mais je ne l’ai jamais regretté. Aujourd’hui encore, je ne me vois pas ailleurs.
Dans cinq ans, comment vous voyez-vous ?
Dans l’idéal, j’aimerais bien occuper un poste à responsabilité. Et pourquoi pas, à plus long terme, aller plus loin. L’avantage d’ un BTS, c’est que cela permet d’avoir une attestation de capacité et de créer sa propre société.