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Julie Panthier (IUT Information et Communication, Nancy)

Julie Panthier, étudiante en 2e année Info-Com à l’IUT de Nancy Charlemagne

Y a-t-il des critères objectifs, au lycée, qui aident à se décider pour des études de communication ?
Le principal critère, à mon avis, c’est le goût de l’échange et du partage. A l’IUT, on est souvent amené à travailler en groupe. Il faut donc être prêt à discuter, à écouter, à mettre en commun ses connaissances. Et puis, inversement, à mettre de côté son esprit de compétition. La communication, au final, c’est un travail d’équipe. Ça n’est pas un métier de solitaire.

Le goût pour l’échange mis à part, y a-t-il d’autres critères ou compétences qui entrent en jeu au moment du choix ?
Je dirais qu’il faut aimer les langues étrangères. Et puis, il est indispensable d’avoir un niveau correct en français car, en communication, le rédactionnel occupe une place très importante. Or, pour écrire un communiqué de presse, il vaut mieux ne pas faire de fautes d’orthographe.

Un profil littéraire est donc plutôt recommandé…
Pas forcément : la formation est très ouverte. Dans ma promotion, une majorité d’étudiants sont issus de terminales littéraires, comme moi. Mais, on trouve également des économistes, des scientifiques ou bien des personnes titulaires d’un bac STT (ex-STG).

Concrètement, à quoi doivent s’attendre les lycéens qui souhaitent intégrer un IUT en communication-information ?
En ce qui concerne le contenu de l’enseignement, la formation est très généraliste, comme au lycée. Certes, on n’a plus de mathématiques, plus d’histoire, plus de physique. Mais, malgré tout, on conserve beaucoup de matières, comme le droit, l’économie ou l’art contemporain. Mais, au-delà des matières, ce qui change beaucoup, c’est la manière de travailler. En IUT, on est beaucoup plus autonomes qu’au lycée. La charge de travail est plus importante, mais aussi plus irrégulière. Il faut donc éviter de s’y prendre à la dernière minute : savoir s’adapter et toujours prendre de l’avance.

Au niveau de l’ambiance, y a-t-il également des différences par rapport au lycée ?
Pas tellement. En IUT, nous sommes en effectifs restreints. Donc tout le monde se connaît, comme au lycée. Un décalage peut toutefois exister pour des élèves issus de bac S, car les filières de formation dans la communication sont très féminines. Dans ma promotion, il y avait seulement quatre garçons pour vingt filles. La conséquence, c’est qu’il y a souvent des petits groupes, des cancans… Le regard de l’autre est très présent. Mais, il faut savoir aller au-delà de tout cela. Ne pas s’arrêter au jugement des autres.

L’insertion professionnelle se fait-elle facilement à la sortie de l’IUT ?
Je pense, pour trouver du travail, qu’il est préférable de continuer ses études, afin de disposer d’un bac +3. A 20 ans, à mon avis, on est un peu jeune. On manque d’expériences et d’assurance. Passer une licence permet de se spécialiser, mais aussi de viser un poste avec plus de responsabilités.

Pensez-vous, justement, poursuivre vos études, à l’issue du DUT ?
Je vais essayer d’intégrer une licence professionnelle dans les technologies de l’information et de la communication. Mais, la sélection pour intégrer une licence est sévère.

Quel conseil donneriez-vous à des lycéens qui souhaitent poursuivre leurs études dans la communication ?
Déjà, il faut travailler régulièrement, pour acquérir de bonnes méthodes. Si l’on commence dès le lycée à prendre des notes rapidement, si l’on prend l’habitude de faire des fiches tout de suite après les cours, on acquiert des automatismes qui seront forcément utiles pour la suite. Mais le principal conseil que je donnerais aux lycéens, c’est de prendre confiance en eux, d’affirmer leur personnalité, dès la première et la terminale. En DUT, on doit souvent prendre la parole en groupe. Si l’on a pas l’habitude, ça peut être intimidant. Il est donc important, au lycée, de prendre des initiatives en ce sens. Ne pas hésiter à intervenir en classe, ou bien à se proposer, par exemple, quand il y a des exposés à faire.

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